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dimanche 6 avril 2014

Twinkle Star (Natsuki Takaya)

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51yfZy3JrvL._SL500_AA300_.jpgRésumé : Sakuya vit avec son cousin Kanade qui est également son tuteur. Quand elle est triste, la jeune fille aime regarder les étoiles pour se réconforter. Mais le jour de ses dix-huit ans, sa vie sera bouleversée par l'apparition d'un étrange garçon lors de sa soirée d'anniversaire. Qui est-il ? Et quelles sont ses véritables intentions ?

  Je suis une grande fan de Fruits Basket. C'est avec plaisir que j'ai retrouvé l'auteur de cette série. On retrouve son style. Le côté agréable et simple de ses personnages. On s'attache immédiatement à eux. On prend fait et cause pour leur rêve. Immédiatement on aime Sakuya et on veut percer avec elle le mystère de cette étrange garçon présent à son anniversaire. Là aussi, il y a de belles valeurs et beaucoup de douceurs. Une réussite!

Tome 2 : Après réflexion, je n'ai pas continué. Il manquait un petit quelque chose pour me donner envie!

Chroniqué de cet auteur : Fruits basket

mardi 14 mai 2013

L'odeur de la ville après la pluie (Marie Causse)

Un super recueil de nouvelles que m' fait découvrir ma maman. Pourtant, j'en avais un peu marre des nouvelles. Je restais sur ma fin.

Mais ce livre est très différents des recueils habituels, où souvent l'ensemble manque de cohérence. Ici, de nombreux détails réapparaissent d'une nouvelle à l'autre et surtout on retrouve des personnages (qui ne sont parfois qu'esquissés) d'une situation à l'autre. C'est vraiment amusant de chercher les liens entre les histoires ou les personnages qui font une apparition dans une autre nouvelle que la leur. Un vrai jeu de piste.

En outre, les personnages sont bien campés. C'est superbement écrit et on est immergé dans l'univers de l'auteur. On se régale. Chaque nouvelle est une autre rencontre, un petit bout du monde.

A lire, à relire, à offrir!

Résumé : Recueil de dix-sept nouvelles. Marie Causse raconte des événements infimes et secrets qui révèlent des destins discrets avec leur lot de tracasseries, de joies, et de courage...

vendredi 22 février 2013

Rosa Candida (Audur Ava Olafsdottir)

 
Ma soeur ayant adoré ce roman me l'a prêté pour les vacances d'été. Si j'ai apprécié ce roman, mon avis est tout de même plus mitigé.
 
J'ai apprécié la plume de l'auteur. Très agréable et facile à lire tout en étant dépaysante. On entre bien dans son roman. On s'attache au narrateur et à sa fille. L'histoire est aussi très originale. D'ailleurs, plusieurs mois après, je m'en rappelle nettement. Avoir mêlé une histoire d'amour et de famille à l'univers des roses est vraiment une excellente idée. De plus, on en apprend beaucoup sur l'univers des fleurs et surtout des roseraies.
 
Le voyage du narrateur pour arriver à la roseraie, le lien qu'il va nouer avec sa fille, m'ont séduite. Cependant, j'ai trouvé quelques longueurs à l'ensemble et surtout la fin m'a déçue. Mon côté fleur bleue peut-être. Je n'en dirai pas plus pour ceux et celles qui n'ont pas lu ce roman. Mais j'aurais aimé que cela finisse différemment.
 
Rosa Candida reste cependant un très joli roman, plein de charme et de fantaisie. Les liens entre les personnages sont particulièrement touchant et il y a même de petites touches d'humour.
 
Un roman à découvrir.
 
Résumé : Une étreinte furtive avec Anna, un bout de nuit, et Arnljotur s'est retrouvé père d'une petite fille. A vingt-deux ans, il abandonne sa famille et quitte sa terre d'Islande, avec dans ses bagages, quelques boutures de Rosa candida, une rose à huit pétales qu'il cultivait avec sa mère. Il part redonner vie à une roseraie à l'abandon dans un monastère gardé par un moine cinéphile. Un jour, Anna réapparaît pour lui confier sa fille, Flora Sol. Et si l'amour pouvait naître?

mardi 15 juin 2010

L'horizon (Patrick Modiano)

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41b%2B1nd4TWL._SL500_AA300_.jpg
Chroniqué également :
Voyage de noces
L'herbe des nuits

Lu également :
Villa Triste
La petite Bijou
Dimanches d'Août
Un cirque passe
Un pedigree
Dans le café de la jeunesse perdue

Un nouveau Modiano, c'est toujours un petit évènement pour moi, depuis que j'ai découvert La petite Bijou quand j'étais en seconde. Celui-là ne fait pas exception. On y retrouve Paris, ces grandes avenues et ses petites rues. Ses hôtels. On retrouve le thème des parents. Ou plutôt de l'absence de parents. Mais surtout, on suit encore un homme. Un homme et son passé. Ses souvenir. Il essaye de retrouver la trace d'une femme. Une femme perdue il y a bien longtepms mais qu'il n'a jamais oubliée.
 
Un à un Modiano égrène les souvenirs. Les rues défilent. Les évènements avec ou sans importance. On s'attache à ces gens sans trop savoir pourquoi. On se met à leur place. Et nous aussi, nous déambulons.
 
Comme souvent, il y a cette impression d'un danger qui ne dit pas vraiment son nom. Peut-être parce que les protagonistes n'ont pas vraiment de point de repère.
 
Roman après roman, on a l'impression de redécouvrir les mêmes souvenirs cent fois réagencés. Comme pour faire venir la lumière. Pour essayer de trouver un sens. De comprendre. Mais à chaque fois, c'est un nouveau roman. Une autre histoire. Et toujours le style envoûtant de Modiano. On resterait bien avec lui éternellement. A se perdre. Et à se retrouver.
 
Une nouvelle réussite. Un très beau moment de lecture.
 
Résumé : " Il suivait la Dieffenbachstrasse. Une averse tombait, une averse d'été dont la violence s'atténuait à mesure qu'il marchait en s'abritant sous les arbres. Longtemps, il avait pensé que Margaret était morte. Il n'y a pas de raison, non, il n'y a pas de raison. Même l'année de nos naissances à tous les deux, quand cette ville, vue du ciel, n'était plus qu'un amas de décombres, des lilas fleurissaient parmi les ruines, au fond des jardins. "

dimanche 18 avril 2010

Dimanche poétique

Un nouveau dimanche poétique grâce à Celsmoon!

Boa Bonheur
 
Quand elle pleure, Boa Bonheur,
Son rimmel sur sa robe à fleurs
Quoi faire pour éteindre ses larmes,
Boa Bonheur
Plaindre en elle l'homme ou la femme ?

Rien qu'une chose dont elle est sûre
C'est qu' ces pleurs-là nous rassurent
De, discrète, les écraser
Boîte à peinture
Sur ses joues presque bien rasées

Quand chante dans ses vieux sanglots
Sa jeunesse de beau travelo
On sent la nôtre perdre son goût
"Bois ton Porto"
Qu'elle dit en te prenant le cou {x2}

Boa Bonheur, ses baisers piquent
Elle habite la rue Lepic
Elle a quand elle pousse la chanson
Boîte à musique
Une voix d' rossignol baryton

Des soirs on voit la mer lécher
Les jambes de son tabouret
C'est comme dit le patron d' l'hôtel
"Beau à chialer"
Et tout à coup ça la rend belle {x3}

On lui dit "Boa, chiale encore
Toutes les larmes du décor
C'est pas toi, c'est le monde qui
Boîte du cœur"

Quand elle pleure, Boa Bonheur,
Son rimmel sur sa robe à fleurs
Quand elle pleure sur sa robe à fleurs
 
Yves Jamait
 
 


http://arbrealettres.files.wordpress.com/2009/11/plume.jpg
http://arbrealettres.files.wordpress.com/2009/11/plume.jpg

dimanche 7 mars 2010

Dimanche poétique

Un nouveau dimanche poétique grâce à Celsmoon!

Petite Fille

Petite fille de novembre
Si blanche dans la nuit de cendre
Trouble adolescente en sursis
Comme un phare en mon amnésie
D'autres désirs et d'autres lois
Une confiance en je ne sais quoi
Philosophie, "prêt à porter"
Vite consommée, puis jetée

Petite fille, à quoi tu rêves
Devant ton siècle qui se lève
Même s'il te reste un peu d'amour
Ça risque de pas peser lourd
Petite fille, à quoi tu penses
Entre un flash et deux pas de danse
Tous les flambeaux manquent de feu
Leurs flammes réchauffent si peu

Y a pas de suicide au Sahel
Pas de psychiatre en plein désert
Pas d'overdose à Kinshasa
Réponses ou questions ? Je sais pas
Pour bâtir, il fallait des mains
Des bras, des muscles masculins
Pour l'amour et l'imaginaire
C'est peut-être affaire de mères

Petite fille, à quoi tu rêves
Y a tant de baudruches qui crèvent
Y a tant d'idées vieilles et froissées
C'est le moment d'imaginer
Petite fille, à quoi tu penses
Entre un plaisir et deux romances
Va puiser d'autres solutions
J'ai besoin d'une transfusion

(Solo)

Petite fille, à quoi tu rêves
Un siècle étrange se réveille
Même s'il te reste un peu d'amour
Ça risque de pas peser lourd
Petite fille, à quoi tu penses
Entre un flash et deux pas de danse
Tous les flambeaux manquent de feu
Leurs flammes réchauffent si peu

Petite fille inconséquence
Entre deux tempos qui balancent
Est-ce une présence, une absence ?
Est-ce blessure, est-ce naissance ?
Petite fille malentendu
Petite fille ambigüe
Même si t'as perdu la mémoire
Garde nous juste un peu d'espoir.

JJ Goldman

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http://carolinebriel.com/

dimanche 7 février 2010

Dimanche poétique

Un nouveau dimanche poétique grâce à Celsmoon!

J'ai aimé un cheval

J’ai aimé un cheval - qui était-ce ? – il m’a bien regardé de face,
sous mes mèches.
Les trous vivants de ses narines étaient deux choses belles à voir
- avec ce trou vivant qui gonfle au-dessus de chaque œil.
Quand il avait couru, il suait : c’est briller ! – et j’ai pressé des
lunes à ses flancs sous mes genoux d’enfant…
J’ai aimé un cheval - qui était-ce ? – et parfois (car une bête sait
mieux quelles forces nous vantent)
il levait à ses dieux une tête d’airain : soufflante, sillonnée d’un
pétiole de veines.

Saint-John Perse
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dimanche 3 janvier 2010

Dimanche poétique #21

Et un nouveau Dimanche poétique! Merci Celsmoon!

L'arrière-saison

Il tombait des hallebardes
A l'arrière-saison
Il y avait des lézardes
Aux toits de nos maisons
Et de grands chevaux noirs
Qui ravageaient le ciel
Et trouaient nos mémoires
De doutes éternels

Souviens-toi
Le temps était au glas
Aux larmes et aux frissons
J'ai tissé dans tes bras
Mon arrière-saison

On s'est battu alors
A l'arrière-saison
Les orgues de la mort
Ont joué sur tous les fronts
On ne reverrait plus
Les cerisiers en fleurs
Ni l'espoir abattu
D'une bombe en plein coeur

Souviens-toi
La tristesse et l'effroi
Ont balayé nos fronts
Et labouré du doigt
Notre arrière-saison

Je suis parti un jour
A l'arrière-saison
Sans flûte ni tambour
Sans rire ni pardon
Ma jeunesse perdue
Écartelait son ombre
A la croisée des nues
Sur un lit de décombres

Souviens-toi
Nos lettres sont écrites
A la chair à canon
Et le sang sèche vite
A l'arrière-saison

Et puis est reparue
La nouvelle saison
Et je suis revenu
Refaire la maison
On avait gros le coeur
On avait, qui peut dire?
C'était comme des fleurs
Qui n'avaient su mourir

Souviens-toi
Comme on s'est embarqué
Vers le même horizon
Et comme on s'est aimé
A l'arrière-saison

Et comme on s'est aimé
A l'arrière-saison

Serge Reggianihttp://nipponaka.free.fr/cerisier%20japonais%20par%20cathy%20bechennec.jpg
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vendredi 30 octobre 2009

Quelque chose en lui de Bartleby (Philippe Delerm)


Lu également :

La première gorgée de bière
Le Bonheur
Surtout ne rien faire
Sortilège au museum
La malédiction des ruines
Un été pour mémoire
Le portique
La sieste assassinée
C'est bien
C'est toujours bien
Enregistrements pirates
Dickens, Barbe à papa et autres nourritures délectables
A Garonne
La tranchée d'Arenberg
Ma grand-mère avait les mêmes
Le Trottoir au soleil

Chroniqué de cet auteur:
Elle s'appelait Marine
Etre pères, disent-ils

J'aime énormément Philippe Delerm. Sa plume. Sa vision du monde. J'adore tous ces petits textes où il nous parle si bien du quotidien. Des petis instants si précieux qu'on oublie. J'aime un peu moins certains de ses romans. Je voudrais vraiment dire que j'ai adoré ce livre, parce que j'apprécie et respecte beaucoup cet auteur, mais ça ne serait pas honnête.

Disons que j'ai bien aimé. J'ai apprécié certains passages où il nous parle de Paris, de ses charmes et de son quotidien. J'ai aimé les passages comme des instantanés de la vie. Du quotidien. Le rythme des phrases m'a séduite. Les propos sur les blogs aussi.

Je suis entièrement d'accord avec le choix final du personnage. Mais pourtant...Pourtant ce héros (ou plutôt anti-héros, m'agace). Un peu trop mou (et non pas lent), un peu trop fier d'être en marge. Comme quelque chose d'insincère. Fière de sa différence. Comme s'il portait un drapeau. Mais peut-on être fière de quelque chose qu'on n'a pas choisi? Pas voulu. On est différent. C'est tout. Ce n'est pas un choix. Cette différence presque volontaire est à la limite de l'orgueil, de la fierté mal placé. Et sa manière d'aimer sans aimer, de rester à distance m'a aussi déplu. Il y a un certain égoïsme chez M. Spitzweg. J'ai été agacée par sa manière d'être avec son ancienne maîtresse, Clémence. Je n'ai pas retrouvé la lumière que j'aime tant chez Delerm.

Et pourtant j'aurais aimé apprécié ce personnage. Vraiment. Parce que sa différence est très belle. Très juste. Très proche de ce que je ressens parfois. Disons qu'il a manqué un petit quelque chose à ma lecture. Comme disait La Fontaine, un "je ne sais quoi"...

Résumé : Le jour où Arnold Spitzweg crée son blog, une petite révolution est en marche : l'employé de bureau discret jusqu'à l'effacement cède donc à la modernité mais sans renier ses principes. Sur la toile, à contre-courant du discours ambiant prônant l'activité outrancière, il fait l'éloge de la lenteur et décrit l'inclination naturelle à la paresse. Contre toute attente, les écrits intimes d'Arnold Spitzweg résonnent avec force chez des milliers d'internautes : on le félicite, on le sollicite, on parle de lui à la radio... L'homme anonyme fait l'événement. Comment vivra-t-il cette subite notoriété?

dimanche 18 octobre 2009

Dimanche poétique #11

Un nouveau dimanche poétique grâce à Celsmoon!


Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.
 
Joachim du Bellay
 
http://mapassionleschevaux.m.a.pic.centerblog.net/soeh6t5f.jpg


dimanche 27 septembre 2009

Dimanche poétique #8

Pour plus d'infos sur ces dimanches poétiques, c'est Ici.


Rosée que ce monde
Rosée que ce monde-ci
Oui, sans doute et pourtant

Kobayashi Issa


http://aiguebrun.adjaya.info/public/image/art-nature/toile-araignee-perles-rosee_5600.jpg

dimanche 23 août 2009

Dimanche poétique #5

Je continue pour un 5ème dimanche poétique! Avec toutes les poésies qui existent, nous avons de quoi tenir un moment! J'attends de découvrir les autres poèmes de ce dimanche avec impatience! L'initiative est toujours de Celsmoon !

Je suis comme je suis

Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça 
Quand j'ai envie de rire
Oui je ris aux éclats
J'aime celui qui m'aime
Est-ce ma faute à moi
Si ce n'est pas le même
Que j'aime chaque fois
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Que voulez-vous de plus
Que voulez-vous de moi

Je suis faite pour plaire
Et n'y puis rien changer
Mes talons sont trop hauts
Ma taille trop cambrée
Mes seins beaucoup trop durs
Et mes yeux trop cernés
Et puis après
Qu'est-ce que ça peut vous faire
Je suis comme je suis
Je plais à qui je plais

Qu'est-ce que ça peut vous faire
Ce qui m'est arrivé
Oui j'ai aimé quelqu'un
Oui quelqu'un m'a aimée
Comme les enfants qui s'aiment
Simplement savent aimer
Aimer aimer...
Pourquoi me questionner
Je suis là pour vous plaire
Et n'y puis rien changer.
 
Jacques Prévert (Paroles)
 

Doisneau Le baiser

D'autres poèmes chez Celsmoon, Mango, Emmyne, Paradoxale, ...

mardi 11 août 2009

Un objet en souffrance (Didier Van Cauwelaert)

Chroniqué de cet auteur :
La maison des lumières
Thomas Drimm : tome 1
 
François a tout. Le succès, l'argent, les femmes. Simon n'est que simple vendeur dans un grand magasin. Mais parce que François le découvre un jour perdu au milieu de son rayon jouet, tout seule, assis sur un rhinocéros en peluche, il va décider de l'aider. L'aider à avoir cet enfant qu'il désire tant. La vie de l'un et de l'autre va en être changée.

Le problème de ce roman, c'est qu'on alterne. Entre émotion et agacement. Entre incompréhension et illumination. Entre l'ombre et la lumière. Comme ses personnages, Didier van Cauwelaert est capable du meilleur comme du pire.

Le thème de la paternité, du désir d'enfant à tout prix (et quel prix ici...) m'ont interpelés. Pourtant je n'ai pas été touchée. Parce que c'est trop. Trop de manigances. Trop de trahisons. Trop d'amertumes et de mensonges. Trop de solitude.

Je ne m'attendais pas du tout au revirement de situation dans le premier tiers du livre, à l'ampleur qu'allaient prendre les choses. Et j'aurais préféré que l'idée de base soit développée autrement. J'aurais souhaité un autre livre.

Pourtant des questions intéressantes se posent. Que se passe-t-il quand on intervient de manière excessive dans la vie de quelqu'un? Comment lutter contre les blessures du passé? Que faire quand l'image du père est absente ou dégradée? Parfois on est face à une petite lumière. Un lien entre ces deux hommes. Rapidement, tout reprend son court. Le mensonge final m'a vraiment déplu. J'ai aussi trouvé la fin un peu baclée. En suspens. Comme si l'auteur lui-même, durant tout le livre, n'avait pas su où il allait.

Finalement, je ne sais pas trop quoi en penser...je serai contente d'avoir vos avis.

Résumé : L'un, Simon, vendeur de jouets dans un grand magasin est désespéré de ne pouvoir donner d'enfant à sa femme. L'autre, François, homme d'affaires impitoyable au pouvoir immense, a toujours refusé d'être père. Qu'est-ce qui peut pousser un homme qui omnipotent à venir échouer au fin fond de la Creuse, dans un service de procréation médicale assistée, pour répondre au désir de paternité d'un inconnu ?

dimanche 26 juillet 2009

Dimanche poétique

Celsmoon a eu l'heureuse idée d'initier un dimanche poétique. Je continue donc en vous proposant ce texte que j'aime beaucoup. Si vous voulez continuer ce dimanche poétique...


Nuits Rhénanes (Guillaume Apollinaire)
 
Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds
Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées
 
Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été
 
Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire

mardi 14 juillet 2009

Théâtre (Yasmina Reza)

Yasmina Reza est surtout connu pour son improbable et fantastique pièce de théâtre Art, qui met à mal l'Art contemporain tout en nous faisant réfléchir sur l'amitié. Mais elle a écrit d'autres pièces, présentent dans ce recueil et presqu'aussi intéressantes.

L'homme du hasard : Dans un train un homme, auteur amer et une femme, lectrice (et admiratrice) de cet auteur. Elle se demande somment l'aborder. Lui pense au temps qui passe. A la vie. A sa vie. J'ai eu un peu de mal à entrer dans le texte. On se demande où l'auteur veut en venir. Cependant, petit à petit, on se prend au jeu. Que va donner cette rencontre? Qui abordera l'autre en premier? La dernière tirade est magistrale. Elle replace l'auteur dans le monde, face à son oeuvre. Cela m'a un peu fait penser à Odette tout le monde (que j'avais adoré). Quels peuvent être les liens entre un auteur et ses lecteurs? Que peut-il leur apporter? Et que lui donnent-ils en retour?

Conversations après un enterrement : Un homme vient de mourir. Ses trois enfants sont de retour dans la maison familiale, juste après l'enterrement. Remonte alors les souvenirs, les rancoeurs, les secrets de polichinelles. J'ai particulièrement aimé cette pièce. Les liens entre les personnages sont parfois difficiles à saisir mais très intéressants. J'ai aimé les liens entre Elisa et les deux frères. J'ai trouvé ce personnage particulièrement touchant. Troublant. La construction de la pièce est remarquable. Très aboutie. Chaque élément prend sa place et éclaire notre compréhension. Une très agréable découverte.

La traversée de l'hiver : Une station en montagne. Un frère et une soeur. Et de multiples personnages qui gravitent autour. J'ai trouvé cette pièce un peu difficile à saisir (je suis encore en train d'y réfléchir) car il y a de nombreux non dits. Cependant la lecture en est très agréable. Yasmina Reza sait créer une atmosphère de suspens. On se demande vraiment comment tout cela va finir. On sent les liens entre les personnages se modifier. Très légèrement. Les doutes et les hésitations s'installer. Chacun reviendra changer de ce séjour à la montagne.

Art : la pièce la plus connue d' Yasmina Reza. Avec une magnifique adaptation avec Pierre Arditi, Fabrice Lucchini et Pierre Vanier. J'avais d'abord vu la pièce avant de la lire le livre. J'ai autant apprécié l'une que l'autre. Petit rappel : 3 amis vont voir leur amitié mise à mal par l'achat par l'un d'eux d'une toile "contemporaine". Tous les non-dits vont ressortir. Toutes les incompréhensions. Les petites défaites. Une pièce qui sait garder un rythme dynamique tout le long, qui nous pose de multiples questions sur l'amitié et sur l'Art. Peut-être plus simplement sur l'art de l'amitié. On sourit. On réfléchit. Que demander de plus?

dimanche 3 mai 2009

Mon voisin (Milena Agus)



Chroniqué de cet auteur :
Mal de Pierre
Battement d'ailes

J'avais adoré Mal de Pierre. Un peu moins accroché avec Battement d'ailes. Mon voisin m'a franchement déçue. "C'est un peu court Monsieur", comme disait un certain Cyrano.

Ce livre fait 50 pages. Ecrit très gros. On le lit en 15 min. On n'a absolument pas le temps de s'attacher aux personnages, de suivre leur vie. Pourtant l'histoire démarre bien. Il y a un énorme potentiel. J'aime toujours autant l'écriture de Milena Agus, ces personnages un peu paumés...mais là...rien n'est développé, la fin est sommaire (quoique très touchante) et on voudrait vraiment voir cette histoire se développer. On reste vraiment sur sa faim et on a l'impression de quelque chose d'incomplet.

Reste une impression de chaleur et de légèreté  teintée de gravité. Pas désagréable, mais décidément trop court.

Résumé : Glisser dans la baignoire en changeant le rideau de douche, faire croire à un accident, confier le petit à une famille normale... Pour se délester de la pesanteur de la vie, elle s'amuse à imaginer le suicide parfait. Mais le jour où le voisin entre dans sa vie, son regard sur le monde change.

lundi 2 mars 2009

Villa Aurore suivie de Orlamonde (J.M Le Clézio)

http://ecx.images-amazon.com/images/I/5109BQH3WBL._SL500_AA300_.jpg  J'étais pleine de bonne volonté face à notre nouveau prix Nobel. J'avais lu Mondo et autres contes il y a très longtemps. Je n'avais pas aimé. Je n'ai pourtant pas hésité, face aux critiques dithyrambiques à me relancer dans l'aventure (avec 10 ans de plus). Je me disais que j'étais passée à côté de quelque chose.
Effectivement, je suis passée à côté du style, magnifique de cet auteur. très fuide. On se laisse emporter par les mots, le rythme. J'ai vraiment beaucoup apprécié. Une vraie musique. De plus, les histoires ne m'ont plus ennuyées comme autrefois (un gros progrès). Ce sont de très belles histoires qui ressemblent un peu à un instantané de notre monde en perpétuelle évolution.

J'ai donc beaucoup mieux aimé que la fois précédente. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, s'il n'y avait pas cette impression de tristesse qui colle, de gâchis presque insoutenables. Cette lecture a généré chez moi une sorte d'angoisse assez désagréable. Je ne sais pas trop pouquoi. peut-être parce qu'on a l'impression qu'il n'y a aucune échappatoire, pour personne.

Malgré ça, j'essaierai un autre roman de Le Clézio (Diego et Frida) que j'ai acheté. Peut-être une forme plus longue ne me fera pas le même effet qu'une nouvelle.

Résumé : Villa Aurore : une maison perdue dans un fouillis de végétation envahi d'oiseaux et de chats sauvages. Un domaine étrange et mystérieux pour les enfants qui osent s'y aventurer, un domaine rendu encore plus mystérieux par l'invisible présence de la dame qui l'habite, la dame de la villa Aurore. Bien des années plus tard, l'un des enfants, devenu homme, revient à la villa. Les immeubles et les routes ont fait disparaître le jardin et ses secrets. Un jour, cependant, l'homme sonne à la porte...